La Costa Brava Costa Brava

La Costa Brava Costa Brava est le nom que l’on donne au secteur littoral le plus septentrional de la Catalogne, qui va de la frontière franco-espagnole à l’embouchure de la Tordera, c’est-à-dire de Portbou à Blanes. Façade maritime de l’Empordà et de la Selva, elle trouve en la ville de Gérone, dans l’arrière-pays, un important point de référence. Il s’agit d’une côte extrêmement découpée, au relief accidenté ; une suite de systèmes montagneux tombant en falaise dans la mer lui donne en effet un aspect farouche et sauvage –d’où son nom–, avec des criques et des plages cachées entre les saillies, où les pins arrivent jusqu’au bord de l’eau.Certains secteurs cependant –comme le golfe de Roses ou les bancs de sable de Pals– présentent de grandes plages sablonneuses qui, en brisant l’unité, donnent de la variété au paysage. La douceur du climat, la transparence des eaux, la luminosité d’un ciel dégagé par la tramontane, le charme de villages marins qui avaient toujours vécu de la pêche, du cabotage, de la navigation hauturière et de l’exploitation du corail attirèrent des visiteurs dès la fin du siècle dernier, et, très vite, se popularisa le nom de Costa Brava, créé par le journaliste Ferran Agulló.Des écrivains, des musiciens, des artistes du pays ou étrangers ont aimé la Costa Brava et l’ont fait connaître au monde entier.Citons seulement quelques noms: Picasso, Salvador Dalí, qui convertit Cadaqués en un centre artistique international; Marc Chagall, qui fit de longs séjours à Tossa dans les années 1930, ou l’écrivain catalan Josep Pla, qui en fut un admirable chantre. Nous donnons ici un bref aperçu des différents secteurs qui composent la Costa Brava, en soulignant les lieux les plus intéressants.
Située au nord-est de l’Empordà et donc de la Catalogne, accès vers le reste de l’Europe par mer comme par route et par chemin de fer (La Jonquera et Portbou), cette belle contrée nous offre l’un des paysages les plus âpres et les plus farouches de la Costa Brava.Cette rudesse es due à l’imposante présence des derniers contreforts des Pyrénées –le massif des Albères (Serra de l’Albera), site protégé, et le Parc naturel du cap de Creus– qui se jettent à pic sur la plaine de l’Empordà et dans la mer en formant une côte découpée, suite de falaises laissant parfois place à de petites calanques et à des ports naturels où se sont établis les villages. C’est dans la péninsule du cap de Creus que ce type de paysage s manifeste de la façon la plus spectaculaire.S’enfonçant dans la mer sur 10 km, elle compose un littoral extrêmement articulé, aux eaux profondes.Les falaises impressionnantes, les îlots et les rochers affleurants, écueils décharnés par l’érosion et par les vents, y dessinent un superbe décor où se cachent de petites criques aux eaux limpides qui ne sont accessibles que par mer.Vignes et oliviers, cultivés en terrasses soutenues par des murets de pierre sèche, escaladent les flancs de la montagne.Les refuges du littoral abritent de petites flottes de pêche qui voisinent aujourd’hui avec les bateaux de plaisance. La première localité côtière que l’on trouve en venant de la frontière franco-espagnole est Portbou ; installé dans une calanque (aujourd’hui dotée d’un petit port de plaisance), le bourg s’est étendu à partir de 1878 autour de la gare internationale de chemin de fer.Puis vient Colera, village touristique qui dispose d’un port de plaisance et abrite les belles ruines du monastère roman de Sant Quirze de Colera. Llançà, à proximité de la côte, présente une intéressante architecture traditionnelle; le quartier du front de mer, El Port de Llançà,plus récent, est un centre touristique animé avec sa plage de sable et son port de plaisance. Dans la large baie qui s’ouvre au nord de la péninsule du cap de Creus, El Port de la Selva est un traditionnel port de pêche et de plaisance d’une simple et belle architecture, sis dans un décor dont le charme a été loué par les poètes et les écrivains (Foix, Sagarra).Les montagnes qui dominent le village offrent un superbe point de vue sur le golfe du Lion et abritent l’un des témoignages les plus remarquables et les plus originaux de l’art roman catalan : l’ancien monastère bénédictin de Sant Pere de Rodes, ensemble monumental dont la facture et la décoration trahissent des influences carolingienne et arabe bien qu’y prédomine le roman e lombard du XI siècle, entièrement restauré. Cadaqués, toujours sur la péninsule du cap de Creus mais côté sud, s’élève au fond d’une baie sur un terrain d’ardoise grisâtre.Sa beauté pittoresque a attiré artistes et e intellectuels dès la fin du XIX siècle. Picasso y composa en 1910 certaines de ses fameuses toiles cubistes, mais c’est Salvador Dalí qui lui donna un prestige international dans les années 1920 et y attira les plus grands noms du surréalisme (Éluard, Magritte, Duchamp, Man Ray, Buñuel, García Lorca).Après 1940, de sa maison de Portlligat, à l’extérieur de la ville –maintenant ouverte au public–, il continua à alimenter la célébrité de cette petite localité côtière.La vieille ville, très intéressante au plan architectural, est dominée par une église qui recèle un superbe retable baroque de J.Moretó et e P.Costa (XVII siècle) et reçoit chaque année un festival international de musique.L’avantgarde y est toujours vivante dans les galeries d’art comme dans l’architecture sans nuire en rien à la vitalité des traditions populaires (cuisine, sardanes...).
Le golfe de Roses décrit une large courbe lumineuse sur 15 km entre la péninsule du cap de Creus (au nord) et le massif de Montgrí (au sud).Son immense plage de sable borde la plaine de l’Empordà, formée par les alluvions de la Muga et du Fluvià. Pour coloniser ce secteur de la Méditerranée, les Grecs ont établi deux comptoirs –Roses et Empúries– aux extrémités du golfe; au centre, Castelló d’Empúries fut la capitale de l’important comté d’Empúries, qui s’étendait sur une bonne partie de l’Empordà. Les bancs de sable de la plage séparent de la mer les terres occupées par les marais, restes d’anciens étangs en partie asséchés, e e surtout à partir des XVIII et XIX siècles, pour laisser place à l’exploitation agricole et à l’élevage.On y trouve donc aujourd’hui des cortals, fermes cernées par des closes, c’est-à-dire par des prés limités par des rigoles, des canaux ou des haies qui confèrent au paysage une beauté singulière.Néanmoins, un grand espace marécageux, classé sous le nom de Parc naturel des marais de l’Empordà, conserve encore une flore et une faune intéressantes et sert de refuge aux oiseaux migrateurs. À l’extrémité nord-est du golfe et au sud de la péninsule du cap de Creus, sous les montagnes de la chaîne de Rodes, se trouve la ville de Roses, qui est l’un des premiers ports de pêche du littoral nord de la Catalogne et dispose aussi d’un port de plaisance.Les intéressantes ruines du comptoir grec de Rhode –comme celles, médiévales, du monastère bénédictin de Santa Maria, avec son beau chevet roman– sont à l’intérieur de e La Ciutadella.Construite au XVI siècle sur ordre de Charles Quint en raison de la menace turque, cette citadelle qui présente de puissants remparts et d’intéressants éléments Renaissance convertit la cité en place forte.Non loin, le château de La Trinitat protégeait le port et les faubourgs.Les grands ensembles résidentiels apparus avec le développement du tourisme –comme El Salatar ou Santa Margarida– et la grande marina, avec ses canaux navigables, contrastent fortement avec la beauté quasi sauvage des paysages du cap de Norfeu et de la baie de Montjoi. Cuisine locale à base de produits de la pêche, spécialités d’anchois et restaurants prestigieux. Castellò d’Empúries, au bord de la Muga et à 4 km de la mer, conserve un patrimoine architectural, témoignage de son riche passé: la grande basilique gothique de Santa e Maria (XIV siècle), qui présente un beau portail sculpté, l’ancienne loge –actuel hôtel de ville–, de vieilles maisons nobles ou d’anciens couvents, et le pont médiéval.En bord de mer s’étend la grande marina d’Empuriabrava, avec son réseau de canaux et son aérodrome qui accueille hélicoptères et petits avions. À l’extrémité sud du golfe, L’Escala est un vieux port de pêche spécialisé dans le poisson bleu et dans la salaison d’anchois.C’est la patrie de la romancière catalane Caterina Albert (1869-1966), qui signait sous le pseudonyme de Víctor Català.Restaurants typiques et centres touristiques sur la côte, dont Cala Riells et son port de plaisance. C’est de L’Escala que l’on a accès à l’extraordinaire site archéologique d’Empúries. Systématiquement fouillé depuis 1908, il recèle, près de la mer, les ruines de l’ancienne colonie grecque d’Emporion («marché») et de la cité romaine d’Emporiae.Le premier comptoir grec (vers 600 av.J.-C.), installé après la fondation de Massalia (Marseille) sur une petite île rocheuse aujourd’hui rattachée au continent, s’appelait déjà Palaiapolis («vieille ville»); ses ruines sont aujourd’hui enfouies sous l’actuel village médiéval de Sant Martí d’Empúries et n’ont donc pu être qu’en partie dégagées.Le second noyau grec, Neapolis, de plan rectangulaire, a conservé un bonnombre d’éléments de ses murailles et du grand môle qui défendait le port.Dans la ville romaine, fondée à partir d’un campement établi par Scipion en 219 av.J.-C., on peut voir les intéressantes ruines de l’amphithéâtre, les villas pavées de mosaïques, etc.Le musée recèle une partie des objets découverts dans les ruines et la fameuse statue d’Asclépios.Les ruines de la e basilique paléochrétienne (du IV ou e du V siècle) ainsi que les fortifications et l’église de Sant Martí d’Empúries –qui fut la première capitale du comté d’Empúries – présentent aussi un grand intérêt.
L’Empordà est l’une des plus anciennes circonscriptions de la Catalogne, la région actuelle correspondant à peu près à ce que fut le comté médiéval d’Empúries.Il s’étend sur une grande plaine côtière alluviale mais comprend aussi des secteurs montagneux, d’où ces falaises escarpées qui justifient le nom moderne de ce littoral rocheux: Costa Brava («Côte sauvage»). Administrativement, cette plaine est divisée en deux comarques : l’Alt Empordà et le Baix Empordà. Au nord, sur la plaine de la Muga et du Fluvià, l’Alt Empordà a comme capitale Figueres, qui, grâce à sa situation à la croisée d’un bon réseau de communications, a supplanté Castelló d’Empúries et Peralada. Ville-marché suprarégionale, Figueres est fréquentée aussi par les habitants du Roussillon.La plaine elle-même a le charme que confère la beauté des paysages méditerranéens lorsque la main de l’homme l’a peu à peu marquée, protégeant les cultures du souffle puissant de la tramontane par des rangées de cyprès, parsemant la campagne de mas isolés et édifiant de petits villages autour d’une église, d’un château ou d’un manoir. Figueres est donc une ville clé, proche de la frontière française et parfaitement reliée au reste de l’Empordà.Son artère principale, la Rambla, est très animée; traversé e par une promenade flanquée de platanes, elle est bordée de beaux immeubles néoclassiques et modernistes.Depuis le siècle dernier, cette cité connaît une importante activité politique et culturelle –c’est la ville de Narcís Monturiol, socialiste utopique et inventeur du sous-marin, et de Pep Ventura, qui restructura la sardane.Salvador Dalí est lui aussi originaire de la ville.Le Théâtre-Musée Dalí lui est consacré; installé en 1968 dans l’ancien Théâtre Principal, il montre une intéressante coupole réticulée, œuvre de Pérez Piñero, et es tprolongé par la Torre Galatea où le peintre mourut en 1989.C’est l’un des musées les plus visités du pays. Le Musée de l’Empordà et le Musée du Jouet présentent eux aussi un grand intérêt.Dans les environs de la ville se dresse le château de Figueres, grande forteresse militaire construite entre 1753 et 1766 par Martín Cermeño.Importante tradition gastronomique. Au nord de Figueres, Peralada montre un intéressant ensemble monumental que domine l’imposant château des Rocabertí, présentant de beaux éléments Renaissance e e (XV et XVI s.) et néomédiévaux e (XIX s.) et entouré d’un grand parc. Le château abrite actuellement un casino et un prestigieux festival international de musique s’y déroule chaque été.L’ancien couvent d’El Carme, doté d’une église et d’un e cloître d’un gothique raffiné (XIV s.), héberge le musée du château de Peralada (céramique, verrerie, art ancien) et une importante bibliothèque.Signalons enfin le cloître roman de Sant Domènec, les maisons nobles et la belle place à arcades.Production de vins et de cava. Entre Peralada et Figueres, on trouve Vilabertran, bourg formé autour d’un ancien couvent de e e chanoines augustiniens (XI -XVI s.) qui présente de beaux témoignages du roman (l’église, le cloître et le clocher) et du gothique (palais abbatial et autres dépendances, magnifique croix processionnelle orfévrée).En été, s’y déroule un festival international de musique (Schubertiade). Plus au sud, au village de Sant Miquel de Fluvià, on peut voir l’église d’une ancienne abbaye bénédictine tout à fait caractéristique du style roman catalan.Non loin s’élèvent d’intéressants bâtiments médiévaux: Sant Tomàs de Fluvià (ancien prieuré roman) et Sant Mori (ancien palais gothique et Renaissance).Plus à l’ouest, le village de Lladó abrite le beau couvent de chanoines augustiniens de Santa Maria.
Le Baix Empordà, secteur méridional de la région de l’Empordà, se caractérise par la présence d’un grand nombre de villages très vivants qui, concurrençant la capitale administrative, La Bisbal d’Empordà, sont le centre de petites contrées.La Bisbal est le principal bourg du secteur septentrional, celui-ci étant formé par la plaine alluviale du cours inférieur du Ter, fleuve qui débouche, à proximité de la rivière Daró, sur une ample étendue marécageuse qui servit à la culture du riz et dont certaines zones constituent aujourd’hui des marais abritant une flore et une faune d’un grand intérêt. Cette plaine est limitée au nord par l’imposant massif du Montgrí, dont l’archipel rocheux des îles Medes est un prolongement; de nos jours, cet archipel, qui servait de refuge aux pirates, contrebandiers et pêcheurs de corail, a été converti en zone protégée en raison de la richesse biologique de ses eaux. La plaine du Baix Empordà a été chantée par le grand écrivain catalan Josep Pla, qui célébra la beauté et la sérénité particulières de cette contrée peuplée de villages pittoresques et de très beaux ensembles monumentaux. La Bisbal d’Empordà, vivant centre commercial de la région, est connue pour sa production de poteries (il y a une école et de nombreux ateliers).Le bâtiment le plus intéressant de la ville est le château-palais des évêques de Gérone, anciens seigneurs du lieu, qui présente des éléments romans, gothiques et Renaissance.Dans l’église, baroque, on peut voir deux très anciennes figures des processions de la Fête-Dieu, le Drac et l’Àliga (le Dragon et l’Aigle).Citons aussi le pont médiéval qui enjambe l Daró et le groupe de maisons du dix- neuvième siècle dites Les Voltes.La cobla (ensemble instrumental de sardanes) de la ville –La Principal de la Bisbal– jouit d’un grand prestige. Non loin de La Bisbal se trouvent Vulpellac, avec son intéressant palais gothique et Renaissance, et Cruïlles, avec les restes de ses murailles et l’ancien monastère de Sant Miquel de Cruïlles, bel édifice roman d’où proviennent un certain nombre de pièces remarquables aujourd’hui conservées au Musée d’Art de Gérone.Plus loin, Monells et son bel ensemble médiéval nous proposent deux places en arcades particulièrement suggestives.Au nord, le petit village de Púbol est connu par son château médiéval restauré par Dalí, qui en fit cadeau à sa femme; nommé Castell Museu Gala-Dalí, il est ouvert au public. Peratallada, au nord-est de La Bisbal, est peut-être le plus important ensemble monumental de la région.La cité fortifiée repose à même sur un rocher taillé en gorges profondes (d’où le nom de la ville) et se compose de trois enceintes entourant le château et le palais seigneurial.Ce dernier, érigé autour d’une cour, présente des éléments romans et gothiques et d’autres plus récents.Un entrelacs de vieilles rues débouche sur la Plaça Major, ou Grand-Place, et l’église paroissiale, romane, est située hors les murs. L’église romane de Canapost et l’église préromane de Sant Julià de Boada, toutes deux très intéressantes, se trouvent aussi sur le territoire de cette commune. Au nord, Ullastret est bien connu car s’y trouve l’extraordinaire gisement archéologique d’une e e antique cité ibère (IV -III s.av.J.-C.) qui fut un oppidum – place forte – en contact étroit avec les colonies grecques proches.Le site conserve d’imposantes ruines de maisons et de murailles entièrement dégagées et un petit musée a été aménagé dans la chapelle de Sant Andreu. Le village qui lui donne son nom est lui aussi très intéressant par son quartier médiéval doté d’une halle gothique.En poursuivant vers le nord, on parvient à Foixà, avec son château médiéval, et à Verges où, pendant la Semaine Sainte, se déroule une procession au cours de laquelle est toujours effectuée la fameuse Danse de la mort, qui date du Moyen Âge. Revenant vers la côte, vers le nord on rejoint Torroella de Montgrí, port fluvial sur le Ter où le er roi Jean l , dit le Chasseur, aimait e à séjourner à la fin du XIV siècle. Ce bourg est pourvu de beaux monuments : le château-palais, e rénové à la fin du XIX siècle, les murailles, la Plaça Major à arcades, les maisons nobles et l’église gothique, où, chaque année, se déroule le prestigieux Festival international de musique.La sardane –ici jouée en particulier par la «Cobla Montgrins» – y occupe une place importante.Le Musée du Montgrí et du Baix Ter recèle des collections ethnographiques et d’histoire naturelle.Les ruines de l’imposant mais inachevé château de Montgrí –bel exemple d’architecture militaire gothique – se dressent sur la montagne nue du même nom.Sur la côte, L’Estartit est un port de pêche doublé d’un port de plaisance. Plongée sous-marine avec scaphandre dans la zone réservée des Medes, que l’on peut rejoindre par bateaux à fond transparent pour admirer les profondeurs marines particulièrement riches en cet endroit. Plus au sud, dans la zone marécageuse que constitue l’embouchure du Ter, le village de Pals conserve un vieux quartier qui abrite un intéressant ensemble monumental appelé El Pedró –murailles avec tours, ancien château dit Torre de les Hores, église gothique, belle croix monumentale d’où l’on jouit d’un beau panorama. Les environs sont peuplés de jolis mas.Club de Golf Pals, inauguré en 1966.Petit musée d’archéologie sous-marine.Magnifique plage de sable à l’embouchure du Ter.
La côte méridionale du Baix Empordà Le massif des Gavarres –chaîne au relief peu accidenté, avec des sommets peu élevés (500 m) et arrondis par l’érosion– devient à l’approche de la côte le massif de Begur.Il se jette alors dans la Méditerranée en une suite de falaises escarpées que seule interrompt la grande baie de Palamós et forme de petites criques où les bois de pins s’étendent jusqu’à la mer pour, alliés au bleu-vert d’une eau claire, composer un tableau plein de charme. Les villes les plus importantes sont sur le littoral car elles ont été fondées dans la perspective d’une activité maritime – navigation, pêche, commerce, recherche du corail–, mais parfois aussi dans les rares plaines auxquelles la montagne a fait place, comme dans le cas de la petite dépression de Palafrugell ou de la vallée de la rivière de Calonge. Dans l’histoire économique et démographique de ce secteur l’implantation de l’industrie du liège e au long du XIX siècle –en particulier pour la fabrication de bouchons pour les bouteilles de vin et de champagne a joué un rôle décisif : la matière première provenait des chênes-lièges des Albères et des Gavarres.La prospérité qui en découla ne fit pas qu’influer sur la démographie, elle changea aussi le caractère des habitants, entraînant avec elle un enracinement des idées progressistes et libérales et de la vie associative (casinos, chorales, coopératives, etc.). Le tourisme a profondément marqué la région, tant par ses effets sur les quartiers et les villages qui existaient avant son apparition que par la construction de complexes touristiques, en particulier sur le littoral.L’intérieur des terres reste néanmoins riche en forêts verdoyantes et en vallées retirées, parsemées de petits hameaux, de mas isolés et de zones résidentielles, tout à la fois proches et lointaines des rumeurs de la côte. Begur est le premier village côtier de ce secteur.Il donne son nom aux montagnes qui se jettentabruptement dans la mer en formant de superbes petites calanques. Dominé par les ruines de l’austère château construit sur le roc qui le protégeait, ce village a conservé ses murailles avec cinq magnifiques e e tours de défense (XVI et XVII s.), une architecture traditionnelle et un bon nombre de belles villas construites par des indianos (Catalans qui avaient fait fortune en Amérique du Sud).Les anciens quartiers de pêcheurs sont aujourd’hui devenus résidentiels et touristiques: Aiguablava –avec son hôtel-parador et son petit port de plaisance–, Fornells de Mar, Sa Tuna, Aiguafreda, Cap sa Sal et Sa Riera. Palafrugell, village actif proche de la côte, a une longue tradition industrielle (liège).Le marché y a lieu tous les dimanches On peut y voir e plusieurs immeubles du XIV siècle ou modernistes et d’intéressants exemples de l’architecture industrielle, comme la Fàbrica Amstrong, aujourd’hui musée du liège.La Maison de la Culture Josep Pla abrite la bibliothèque de ce grand écrivain, fils du pays.Sur le front de mer, des centres touristiques et résidentiels animés ont remplacé les anciens quartiers de pêcheurs: Aigua Xelida, Tamariu, Llafranc (port de plaisance), Calella de Palafrugell, connu pour l’architecture traditionnelle de ses Voltes et pour ses havaneres, des chansons de marins que l’on interprète en général autour d’un rhum flambé dans du café: le cremat (festival d’havaneres en juillet).Toujours sur la côte, signalons le phare et le sanctuaire de Sant Sebastià, au cap du même nom, d’où l’on jouit d’un superbe panorama, et le jardin botanique du Castell de Cap Roig, dont les terrasses dominant la mer sont peuplées de plantes exotiques; à l’intérieur des terres, nous mentionnerons le mas Pla, au village de Llofriu. Palamós ferme à l’est la grande baie à laquelle elle a donné son nom. Le bourg et le port –fort actif dans le domaine de la pêche, du commerce et de la navigation de plaisance – furent fondés par le roi Pierre II le Grand en 1279, au pied d’un promontoire sur lequel se dresse la vieille cité dont le plan est toujours médiéval.En bord de mer, les quartiers modernes reflètent la prospérité qu’amenèrent l’industrie du liège et, plus tard, le tourisme. Quartiers résidentiels: La Fosca, Cala s’Alguer et Cala de Castell. Calonge est situé dans la baie de Palamós.La ville ancienne, appelée La Vila, présente un intéressant ensemble monumental comprenant le château, en grande partie gothique et transformé aujourd’hui en centre culturel, et plusieurs belles demeures moins anciennes.Le quartier du port, Sant Antoni de Calonge, a été converti en un grand centre touristique.Plus au sud, près des falaises de la pointe de Treumal, se trouvent les ensembles touristiques du Comtat de Sant Jordi et Torre Valentina. Toujours à l’intérieur, sur le versant est de la vallée d’Aro, Castell d’Aro présente un vieux château et une architecture traditionnelle.Édifiée à l’époque moderne sur une grande plage de sable proche, Platja d’Aro est une grande agglomération touristique que jouxte l’ensemble de Fenals.Avec son excellent réseau commercial et ses nombreuses installations de loisirs, c’est l’un des lieux les plus fréquentés de la Costa Brava.Port de plaisance au sud de la ville, nombreux campings, hôtels et immeubles de studios.Le terrain de golf Mas Nou offre d’excellentes installations. Sur un promontoire rocheux entre Platja d’Aro et Sant Feliu se dresse le centre résidentiel de S’Agaró.Cet ensemble fut construit à partir de 1924 sur initiative privée selon les plans de Rafael Masó, puis poursuivi (1940) par Francesc Folguera dans un style noucentista classique et raffiné avec un hôtel de luxe (Hostal de la Gavina) et de belles villas comme la Casa Ensesa ou Senya Blanca; cette dernière, dotée d’une loggia d’inspiration brunelleschienne surplombant la mer, est entourée de jardins harmonieux. À nouveau à l’intérieur de la vallée d’Aro, dans une zone très boisée, Santa Cristina d’Aro, situé près du terrain de golf Costa Brava,est entouré d’intéressants petits villages tels que Bell-lloc d’Aro –doté d’une église romane, tout comme Romanyà de la Selva –, ou Solius, avec son petit monastère bénédictin, de belles fermes et l’une des sépultures mégalithiques les plus importantes de Catalogne : le dolmen de la Cova d’en Daina, près de Romanyà. Plus au sud, dans une baie dominée par le promontoire de Sant Elm, d’où l’on jouit d’un beau panorama, la jolie ville de Sant Feliu de Guíxols dispose d’un port de pêche et de plaisance où la construction de bateaux est une activité traditionnelle.Parmi les monuments de la ville, citons l’église gothique de l’ancien monastère bénédictin de Sant Feliu, dotée d’un remarquable parvis préroman appelé la Porta Ferrada, et les beaux exemples d’architecture moderniste du Passeig de Mar, sur le front de mer.À la limite de la ville avec Santa Cristina se trouve la fameuse «roche basculante» granitique dite la Pedralta.
La façade maritime de la Selva est particulièrement accidentée, un massif granitique donnant à la côte un relief fort abrupt.Les falaises, parfois hautes de 100 m, tombent à pic dans la mer, laissant place ici et là à de petites plages ou à des calanques formées par l’érosion. Le paysage a le charme que confère le mariage du bleu du ciel et de la mer avec le vert des pinèdes et des maquis.C’est précisément en cet endroit, au début du siècle dernier, que le journaliste Ferran Agulló utilisa pour la première fois l’expression Costa Brava qui allait avoir tant de succès. Bien que très différentes, les trois villes du littoral de la Selva (Tossa, Lloret et Blanes) ont en commun d’avoir connu une intense activité maritime, en Méditerranée d’abord, puis vers l’Amérique.Les activités liées à la navigation, ainsi que l’industrie du bouchon de liège, y sont traditionnelles.La beauté du paysage a attiré nombre d’écrivains et d’artistes. Avec ses murailles médiévales qui se faufilent sur la corniche qui ferme la baie au sud, Tossa de Mar a un cachet tout à fait particulier. Renforcée par sept belles tours dont certaines sont couronnées de mâchicoulis, l’enceinte protège la Vila Vella, vieille ville abritant les ruines de l’ancienne église et le palais du gouverneur, tous deux de e style gothique (XIV s.).La Vila Nova s’étend le long de la plage, formant un ensemble plaisant et bigarré prolongé par une suite d’hôtels et d’immeubles de studios.Au Musée Municipal, créé en 1935 par le peintre Rafael Benet, sont conservées des œuvres réalisées par des artistes liés à la ville (dont Marc Chagall et Joaquim Sunyer) et des objets archéologiques provenant de la villa romaine d’Els Ametllers.Non loin se trouvent d’autres lieux touristiques tels que les criques de Salionç, Giverola, Pola et Llevador et les plages de Llorell et de Cala Morisca.Dans les montagnes de l’intérieur, le sanctuaire de SantGrau constitue un excellent belvédère donnant sur la côte.
Lloret de Mar est aujourd’hui la plus importante station balnéaire de Catalogne.Son beau front de mer, qu’agrémente un monument à la mémoire des Femmes de la mer, est bordé de maisons du XIXe siècle et de villas Art nouveau.Le Museu del Mar est le principal élément du Museu Obert de Lloret, dédié au patrimoine culturel et naturel de la ville.Situé à Can Garriga, un bâtiment datant de l’époque des Indians, ces Catalans revenus au pays après avoir fait fortune en Amérique, il abrite tout un ensemble de pièces liées au passé maritime de Lloret.Offrant un remarquable voyage dans l’histoire de la navigation, il contient une remarquable collection de maquettes de bateaux.Jardins Noucentistes de Santa Clotilde;casino; sépulcre romain.Cependant, le folklore y a toujours droit de cité avec le ball de la plaça et la procession maritime de Sa Relíquia (à la Sainte- Christine, le 24 juillet), jusqu’au sanctuaire de Santa Cristina sur des barques ornées de guirlandes.Le long de la côte, particulièrement accidentée en cet endroit, se dressent plusieurs ensembles touristiques:Cala Morisca, Cala Canyelles, Platja de Fenals, Santa Cristina. Blanes est la première ville de la Costa Brava lorsque l’on arrive par le sud.La ville se trouve au pied d’une colline que couronnent les ruines du château de Sant Joan et du promontoire qui protège le port de pêche et de plaisance.Intéressant ensemble monumental avec des bâtiments gothiques, tout comme l’église, une partie du palais seigneurial et la fontaine du Carrer Ample.Sur le front de mer, qui s’étend jusqu’au tombolo de Sa Palomera, un monument perpétue le souvenir de J.Ruyra, écrivan qui décrivit la vie maritime de Blanes. L’institut de recherches sur la pêche est pourvu d’un aquarium abritant une intéressante faune méditerranéenne. Deux très beaux jardins botaniques: celui de Mar i Murtra, dans la crique de Sa Forcanera, et celui de Pinya de Rosa accueille des plantes tropicales. Signalons aussi le sanctuaire d’El Vilar et la présence de plusieurs ensembles touristiques, dont celui de la crique Sant Francesc.Nombreux campings.
La Selva présente une grande variét de paysages.La dépression qui se trouve en son centre forme une plaine entre les massifs du Montsen et des Guilleries, à l’intérieur, et la chaîne granitique du littoral.Cette plaine est un point de passage oblig pour les voies de communication qu relient Barcelone à Gérone et donc la France.L’autoroute qui mène à La Jonquera et la voie de chemin de fe sont d’ailleurs parallèles à l’ancienn Via Augusta romaine. Terre particulièrement boisée –d’où son nom (selva signifiant forêt en catalan) –, la Selva bénéficie d’u climat méditerranéen humide.Les arbres les plus fréquents y sont le chêne-liège, le chêne vert et le pin, tandis qu’au bord des cours d’eau abondent aulnes, saules et peuplier Non loin des villes importantes sur le plan touristique ou par leurs capacités en prestations de services de nombreux villages qui ont gardé leur caractère et leur charme d’anta méritent largement un détour. Santa Coloma de Farners est l capitale de la comarca.Tous les lundis se déroule un marché traditionnel dans cette petite ville dont les galettes appelées teules ou barrets de capellà sont une spécialité.Les sources sont nombreuses dans cette contrée luxuriante; ainsi celle de Sant Salvador, située au milieu d’un gran parc.Les Termes Orion, station thermale dont les installations, d’une très belle architecture, sont entourées de jardins, sont très réputés.Plusieurs monuments intéressants: le château de Farners e (XI s.) avec son sanctuaire roman et baroque, les églises romanes de l’ancien monastère de Sant Pere e Cercada (XIII s.), de Sant Andreu de Castanyet et de Sant Miquel de Cladells. Breda, au pied du Montseny, es célèbre pour ses objets en terre cuit (marmites et poêlons) qu’elle exportait jusqu’en Amérique.Cette activité traditionnelle se poursuit de nos jours aux côtés de la poterie d’art, dont le peintre et céramiste Josep Aragay fut l’un des créateurs les plus remarquables.L’égliseparoissiale est l’ancienne chapelle du monastère bénédictin de Sant Salvador, de style gothique e e (XIV -XVI s.) .Elle présente néanmoins un clocher plus ancien, roman, de 32 m de haut. Hostalric est situé sur un escarpement basaltique qui domine la Tordera.Cet emplacement stratégique et son statut de capitale du vicomté de Cabrera – grand domaine féodal – expliquent la présence d’un château impressionnant, qui fut restructuré au e XVII siècle selon des plans inspirés de Vauban.La cité, distribuée le long d’une crête que suit la Grand-Rue, ou Carrer Major, a conservé d’imposants e e remparts (XIV -XV s.). Caldes de Malavella est surtout connu pour ses sources d’eaux thermales.Les Romains y avaient construit des thermes qui ont été récemment fouillées.À partir du milieu du siècle dernier, ces sources commencèrent à être exploitées dans l’esprit des grandes stations thermales européennes et on entreprit la commercialisation de leurs eaux sous le nom de «Vichy Català» en raison de leur similitude avec celles de Vichy, en France. Aujourd’hui restent deux grands établissements: le Prats, en centre-ville, et le Vichy Català, bâtiment moderniste néo-islamique entouré d’un grand parc et dû à Gaietà Buïgas (1898). La zone montagneuse qui ferme la dépression de la Selva abrite, dans un décor pittoresque, un certain nombre de localités qui sont des lieux de villégiature traditionnels.Vers le Montseny, nous citerons Arbúcies et l’imposant château de Montsoriu; vers le massif des Guilleries, Sant Hilari Sacalm, surtout connu pour ses sources d’eaux médicinales, Osor avec ses grandes forêts de châtaigniers et ses belles fermes, Anglès, dont le vieux quartier a conservé tout son charme, et Amer, dont la grande place à arcades –la plus grande de Catalogne – est, tous les 16 août, le théâtre de la sardana de l’alcalde, la «sardane du maire».
Alimenté par des sources souterraines, le lac de Banyoles présente la particularité unique en Catalogne d’être tout à la fois de nature tectonique et karstique.Situé dans un cadre serein, il s’étend dans une vaste plaine intensément humanisé equi est le prolongement de la plaine de l’Empordà et est bordée à l’ouest par la chaîne de Rocacorba et par ses contreforts.Il a la forme d’un huit de 2 080 m de long et d’une largeur maximale de 235 m ; ses eaux vont se déverser dans le Terri par l’intermédiaire de cinq canaux qui traversent Banyoles, ville qui donna son nom au lac.Il est entouré de petits étangs, comme le Clot d’Espolla, dont certains sontt emporaires. D’un point de vue touristique, le lac est sans aucun doute l’endroit le plus intéressant de la région.Sur son plan d’eaux calmes visité par des oiseaux aquatiques se reflète un paysage composé de roseaux, de joncs et d’arbres des rives.Il se prête à la pratique de nombreux sports: aviron surtout, mais aussi natation, canoë, pêche (dans le cadre du règlement de la réserve) et triathlon. Aux alentours, les montagnes cachent des vallées qui méritent une visite, ne serait-ce que pour les petits villages qui y nichent, recelant de beaux témoignages de l’architecture du passé, pour les fermes isolées, les belles demeures seigneuriales ou les sites préhistoriques. Banyoles est la capitale indiscutée de la comarca du Pla de l’Estany.Située sur la rive est du lac, la ville a pour origine l’ancien monastère bénédictin de Sant Esteve, ensemble gothique et néoclassique recelant de beaux ouvrages d’art.La ville doit sa prospérité à un marché toujours actif, dont l’existence est attestée dès 1086.Outre le monastère, citons également l’église Santa Maria dels Turers, la Llotja del Tint (entrepôt de teint datant de l’époque gothique), la Pia Almoina et la place à arcades. Musée Darder d’histoire naturelle et Musée Archéologique Régional.Particulièrement intéressante, la mandibule de Banyoles –provenant d’un homme antenéanderthalien (paléolithique inférieur) – fut trouvée en 1887 près du lac. Porqueres est une commune dont la population est disséminée dans plusieurs petits hameaux. Située sur la rive ouest du lac, son église, Santa Maria, est un superbe exemple du style roman, avec des motifs sculptés sur le portail et en son intérieur.Dans les environs, nous mentionnerons Pujarnol, avec un vieux château et un beau dolmen, ainsi qu’Usall et son église romane. Le site du sanctuaire de Sant Patllari offre un beau panorama et le lieu-dit Les Estunes est particulièrement intéressant d’un point de vue géologique. Au nord, Serinyà présente une belle église romane et plusieurs jolis mas; le village doit surtout sa renommée aux sites archéologiques d’El Reclau (El Reclau Viver, L’Arbreda et Mollet) et de la Bora Gran d’En Carreres, où de beaux objets du magdalénien ont été trouvés.Citons aussi Esponellà, son église romane et gothique et son grand pont du Moyen Âge, Palol de Revardit, les ruines de son château et ses fortifications, et enfin Crespià, connue pour son église romane et sa production de miel.
Gérone (Girona) est l’une des villes de Catalogne qui a le plus de caractère, son passé lui ayant légué un admirable ensemble monumental.Située dans la vallée du Ter, au confluent du Güell, du Galligants, de l’Onyar et du Ter –ce qui lui a valu le surnom de «ville aux quatre fleuves»–, la ville jouit d’une position stratégique en tant que lieu de passage entre le nord-est de la péninsule ibérique et le continent européen.Sise au bord de la Via Augusta, elle fut municipium romain e puis évêché à partir du V siècle et centre d’un comté dès l’époque carolingienne.Rempart contre les invasions françaises, elle subit de nombreux sièges et résista aux troupes napoléoniennes (1808-1809) avec une bravoure devenue légendaire. À droite de l’Onyar, qui constitue l’axe de l’agglomération, la vieille ville se dresse sur une colline qui fut autrefois ceinte de murailles –la Força Vella– puis s’étend sur la plaine jusqu’au bord du fleuve, tandi que la ville nouvelle s’est développée d la rive gauche de l’Onyar au parc de L Devesa.De grands pans de muraille parcourent encore le Passeig Arqueològic et le Passeig de les Muralles, entourant en partie une cité qu conserve des édifices remarquables. La cathédrale est une splendide construction de styles divers:au gran clocher et au cloître romans fut adjointe une seule nef, gothique, qui est la plus large des nefs du Moyen Âge européen (22,98 m); la façade e le grand perron du parvis sont baroques.Elle recèle de belles œuvre d’art et son trésor (le Musée capitulaire) renferme entre autres la e fameuse Tapisserie de la Création (XI e XII s.), superbe exemplaire d’art textil roman.À proximité, le palais épiscopa accueille le Musée d’Art où sont conservées d’importantes collections d’arts roman et gothique;donnant sur le grand perron, se dresse le bel édifice gothique de la Pia Almoina.Pa le carrer de la Força, on accède à l’ancien Call (quartier juif) qui, autour d’une école cabalistique, abrita une communauté juive prospère dans les derniers siècles du Moyen Âge.De l’autre côté de la cathédrale, après avoir franchi la porte de «Sobreportes», on parvient à l’église Sant Feliu, ancien monastère d’une communauté de chanoines et collégiale qui présente des éléments romans, gothiques et baroques ainsi que de magnifiques sépultures paléochrétiennes encastrées dans le sanctuaire.Non loin se trouvent les Bains Arabes construits à l’époque e romane (XII s.) d’après un modèle nord-africain.En amont du Galligants le monastère bénédictin de Sant Per e de Galligants (de style roman, XII s.) héberge le Musée archéologique face la petite église Sant Nicolau –roman également–, qui fut construite sur un martyrium paléochrétien. La vieille cité abrite de nombreu autres monuments et de multiples recoins pittoresques; citons parmi ta d’autres l’ancien couvent dominicain de Sant Domènec (gothique), la Cas de les Àligues, bâtiment Renaissanc qui abrita l’Estudi General (Universit de Gérone –tous les deux hébergent aujourd’hui des locaux de l‘université moderne –, le séminaire jésuite de Sant Martí Sacosta (baroque), le Palau Agullana, l’ancien couvent du e Carme (XVIII s.), la demeure dite la Fontana d’Or (romane et gothique), e la Casa Pastors (XVI s.), la Casa e Cartellà (XVIII s.) et, enfin, l’ancien couvent Sant Josep.Près du fleuve, signalons le carrer de les Ballesterie rue qui débouche sur un beau point de vue sur l’Onyar, et la Rambla, promenade pourvue de galeries en arcades qui est tout à la fois un lieu de convivialité et une rue commerçant Parallèle à cette rue, le Carrer dels Ciutadans, bordé de vieilles maisons nobles, conduit à la plaça del Vi, plac à arcades sur laquelle se trouvent la Casa de la Ciutat (l’hôtel de ville) et théâtre municipal, d’une belle facture néoclassique (1860). La ville nouvelle est elle aussi dotée de bâtiments de qualité;parmi ceux-ci nous mentionnerons l’ancien hospice, édifice néoclassique conçu e par Ventura Rodríguez (XVIII s.), l’Hospital de Santa Caterina, de styl e baroque (XVII s.) avec une façade néoclassique, et les maisons modernistes, dont les plus remarquables, dues à l’architecte géronais Rafael Masó, sont laFarinera Teixidor et la Casa Teixidor, dite aussi Casa de la Punxa.Le parc de La Devesa, qui s’étend sur plus de 40 ha en grande partie plantés de platanes, est l’un des lieux de détente préféré des Géronais.Dans les environs de la ville se dresse le château de Montjuïc, grande forteresse construite à partir de 1653 et détruite en 1809.Plus à l’est, la vallée de Sant Daniel abrite, dans un creux des contreforts des Gavarres à la végétation luxuriante, le monastère de Sant Daniel, bel ensemble roman habité par une communauté de sœurs bénédictines.
Info source :Generalitat de Catelunya.
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